Massif : Aravis.
Activité : Randonnée pédestre.
Altitude & Orientation : 2 438 mètres et orientation Est.
Intérêt : ⭐⭐⭐⭐☆ (4-/5)
Date de la sortie : 17 octobre 2026.
Christophe
Données physiques : 1 376 m de dénivelé positif / 12,6 km.
Pointe du Midi : L’accès au sommet emprunte un sentier peu marqué, où il faut parfois chercher son itinéraire. L’exposition varie selon le passage choisi.
Passage Pellier : C’est le passage le plus technique de la sortie. Il comporte l’ascension d’un couloir rocheux avec des pas d’escalade de niveau 2 à 3 maximum, selon l’itinéraire choisi. Le passage est exposé, mais pas aérien.
Pointe Blanche : La descente est caillouteuse et demande un certain sens de l’itinéraire. Un passage de désescalade facile dans la partie basse.
Jallouvre : Quelques passages aériens entre le col du Rasoir et le sommet, sans difficulté technique particulière en l’absence de neige. Prudence toutefois au passage de la Cravatte, si les conditions sont enneigées.
Tracé GPS :
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Avec Christophe, nous nous étions promis de nous retrouver pour une randonnée avant l’arrivée de la neige. Nous avions d’abord envisagé de gravir le Ruan depuis Sixt, mais la neige déjà présente nous a finalement obligés à revoir nos plans.
Nous nous sommes donc décidés pour cet itinéraire, qui nous permettra d’enchaîner un beau trio de sommets dominant le col de la Colombière...
La Pointe Dzérat propose également de belles voies d’escalade, avec plusieurs niveaux de difficulté. Parmi elles, on peut notamment citer :
Les sommets des Aravis émergent de la brume, tandis que le Mont-Blanc apparaît au loin.
L’objectif est de rejoindre le petit col. Pour cela, il faut d’abord emprunter un petit sentier qui monte en direction de la crête de Balafrasse, avant de récupérer un chemin qui longe la base de la falaise de la Pointe du Midi et permet d’atteindre le col.
Le lac de Peyre, un lieu particulièrement fréquenté en été.
Un habitant du coin.
Une petite sente permet de remonter ce couloir, mais prudence aux chutes de pierres si d’autres randonneurs se trouvent au-dessus.
Le sentier sommital est moins marqué, mais quelques cairns permettent de s’orienter. Il existe également plusieurs variantes pour rejoindre le sommet, comme celle-ci, un peu plus technique et exposée.
La Porte d'Enfer.
Bientôt arrivé.
La suite de l’itinéraire vue depuis le point culminant (2 364 mètres).
Une magnifique percée au dessus des nuages.
Descente prudente.
Magnifique rencontre avec ce vieux bouquetin aux cornes impressionnantes.
Nous arrivons au col de Balafrasse, où nous avons fait la pause pique-nique.
Au départ du passage Pellier, nous avons croisé un couple qui n’était pas très rassuré à l’idée de passer par là. Je leur ai proposé de nous suivre, ce qui les a mis en confiance. Ils ont finalement décidé de continuer avec nous.
Effectivement, ça peut impressionner d'en bas.
Ce couloir raide demande un peu d'escalade facile (niveau 2 ou 3 selon le passage choisi), avec des passages exposés où il faut rester vigilant.
Dans la seconde partie, un câble facilite la progression ; son état est correct mais vieillissant.
Dans la partie supérieure de l’itinéraire, le risque de chutes de pierres ne doit pas être sous-estimé. Les nombreux cailloux, parfois de gros blocs, peuvent dévaler le couloir et atteindre les randonneurs qui progressent en dessous (casque conseillé).
L’itinéraire passe à proximité d’une grotte dont on peut ressortir par une petite ouverture située en haut. Évitez les sacs volumineux...
Nous sommes au sommet de la Pointe Blanche (2 438 mètres), où nous avons fait un dernier adieu à Jack. Notre toute première sortie à tous les trois, Jack, Christophe et moi-même, avait justement eu lieu dans ce secteur, lors d’une randonnée à ski. Nous avions alors fait le tour du Jallouvre avant de descendre à ski sa face ouest. Un souvenir qui rend ce moment encore plus émouvant.
Petit coup d’œil en arrière sur la crête de Balafrasse.
La descente par la voie normale demande un certain sens de l’itinéraire, même si quelques cairns et marques de peinture aident à se repérer. Là aussi, la vigilance est de mise en raison du risque de chutes de pierres.
Dans la partie basse, il reste une dizaine de mètres de désescalade facile.
Le Col du Rasoir comme son nom le suggère, présente une arête étroite qui peut donner une impression de lame rocheuse suspendue entre deux versants.
Le passage de la Cravate ne présente pas de difficulté particulière en été ; la sente est bien marquée. Toutefois, la présence d’un névé résiduel peut rendre ce passage particulièrement dangereux.
Petite variante d'accès au sommet.
Nous voici au sommet du Jallouvre, le dernier de la journée. Il est temps d’entamer la descente : le mauvais temps est annoncé pour la fin d’après-midi, et les nombreux nuages accrochés aux reliefs semblent donner raison aux prévisions météo.
Les couleurs d’automne s’installent peu à peu.
En résumé :
Nous avons beaucoup apprécié cette sortie, durant laquelle Jack nous aura accompagnés jusqu’au sommet de la Pointe Blanche. Avec Christophe, nous avons partagé nos souvenirs et évoqué de nombreuses anecdotes, comme une façon de communier en pensée avec lui.
Nous avons également apprécié cette belle randonnée variée, malgré les nuages qui nous auront accompagnés une bonne partie de la journée, nous laissant tout de même profiter du paysage à travers quelques trouées.
Techniquement complète, cette randonnée s’adresse à des personnes à l’aise en terrain montagnard. Plusieurs passages ne sont pas aseptisés, contrairement à ce que l’on peut parfois trouver sur d’autres itinéraires de difficulté comparable.
Pour ceux qui souhaitent prolonger le plaisir, il est également possible d’enchaîner avec la traversée du Bargy au Jallouvre (détails ici).