
Nom de la série: Masters of Horror
Style: Série d'horreur.
Public: A partir de 16 ans.
Dans le cadre du spécial Dario Argento, je ne pouvais pas passer à coté de ces deux épisodes de la série Masters of Horror.
On pourrait un peu comparer Masters of Horror aux "contes de la cryptes". Pour ceux qui ne se rappel pas, il s'agissait de plusieurs épisodes qui étaient présentés par un
squelette. Divers réalisateurs avaient participé à l'aventure.
Il en est de même pour Masters of Horror. Voici un petite liste de metteurs en scène ayant participé:
* Joe Dante (les Gremlins, Hurlement...)
* Tobe Hooper (massacre à la tronçonneuse, Poltergeist...)
* John Carpenter (Halloween, New York 1997, Christine, l'antre de la folie...)
Il y en a eu pleins d'autres évidemment.
Cette excellente série a attiré les excellent réalisateurs dont Dario Argento qui a fait un retour en force avec les deux épisodes dont je vais parler ci-dessous...
Style: Dvd; Horreur.
Public: A partir de 12 ans.
Réalisation: Dario Argento.
Acteurs principaux: Bernie Wrightson, Steven Weber.
Durée: 01h00.
Intérêt (1à5): 3+.
Histoire:
Un policier sauve une jeune femme d'un homme qui veut la décapiter. Dans la panique il tue l'agresseur. La victime est jolie d'apparence mais a une malformation terrible au niveau de sa
bouche et des yeux.
Il va emmener la jeune personne au poste de police mais se rendant compte qu'elle n'a pas de toit pour habiter; il décide de la loger chez lui.
Jenifer va très mal se faire accepter par la famille de l'inspecteur, d'autant que son comportement devient inquiétant. Le policier ne voudra rien entendre; tombant sous le charme
incontrôlable de la jeune femme...
Commentaire:
Autant dire tout de suite que le style du giallo a considérablement évolué avec les années. Les films que j'ai précédemment chroniqué couvraient une période de 10 ans (du
milieu des années 70 au milieu des années 80) ; Jenifer lui a été réalisé en 2005.
C'est différent mais intéressant...
Le scénario (3/5) propose une histoire intéressante.
Même si la fin est prévisible; on est dans le doute tout le long pour comprendre les motivations de Jenifer et surtout de savoir d'où peut bien venir cette malformation particulière. Ça pousse le
spectateur à une curiosité un peu malsaine finalement.
Ce qui est intriguant aussi, c'est l'attirance incontrôlable du policier envers la jeune femme.
En gros, on est retenu en haleine avec toutes ces questions.
Le jeu d'acteur (3/5) encore une fois n'est pas particulièrement mis en avant. Le maquillage de Jenifer suffit à lui donner un air inquiétant. Ensuite la famille du policier jouent assez
bien les révulsés.
Steven Weber rend intéressant l'évolution des sentiments de son personnage envers la jeune femme.
La réalisation (4/5) a changé de style comme j'ai pu en parler en introduction.
On a plus le mystère du tueur qui se cache dans l'ombre. Cette fois tout est montré. Il a rajouté à la place une certaine sensualité que je n'avais pas l'habitude de voir chez Dario Argento.
On ne retrouve plus aussi l'ambiance musicale des années 70,80.
Par contre, on a toujours des scènes gores; regardable par un public plus large mais crades quand même. Ce qui est resté aussi, c'est sa manière de travailler l'ambiance. On est immergé
dans le film de la première à la dernière image.
Résumer:
Jenifer est un bon épisode de la série Master of Horror. Même si on est loin de retrouver le style du réalisateur, surtout en ce qui concerne l'esthétisme des scènes; on passe une heure
intéressante. Que les fans du coté gore de Dario ne s'inquiètent pas, il n'a rien perdu de sa passion pour les séquences sanglantes.
Bande annonce en vostfr: (à partir de 12 ans)

Style: Dvd; Horreur.
Public: A partir de 16 ans.
Réalisation: Dario Argento.
Acteurs principaux: Meat Loaf, Link Baker.
Durée: 01h00.
Intérêt (1à5): 3+.
Histoire:
Le directeur d'une manufacture de fourrures sans scrupule fait appel à deux contrebandiers pour lui trouver des peaux de ratons-laveurs.
Il a comme projet de fabriquer le plus beau manteau du monde qui sera porté par un modèle lors d'un défilé.
Tout ceux qui vont travailler autour de cette fourrure vont être victimes d'une malédiction qui les emmènera vers des morts toutes plus violentes les unes que les autres...
Commentaire:
Pelts est le deuxième épisode de la série Masters of Horror auquel aura participé Dario Argento.
J'ai trouvé que dans cet épisode tout comme dans Jenifer, le style du réalisateur a évolué sur le fond de l'histoire et la façon de filmer. Il a malgré tout gardé son goût pour les
scènes bien gores...
Le scénario (3/5) pour une fois ne propose pas l'originalité que l'on peut attendre d'une histoire travaillé par Dario.
Avec les deux épisodes de Masters of Horror auquel il a participé, il s'est plus intéressé à l'influence qu'un élément extérieur peut avoir sur une personne. C'est très flagrant avec cet épisode
qui centre l'histoire autour du coté envoûtant du manteau.
On a pas de rebondissements particulier; la fin est prévisible et le film fini un peut en laissant des questions sans réponse. C'est pas trop gênant.
Le jeu d'acteur (3/5) retranscrit bien l'influence du manteau sur la personnalité des personnages. Certaines scènes sont impressionnantes.
On a deux styles. Tout d'abord un certain amour incontrôlable pour le tissu et ensuite la violence qu'il provoque.
La réalisation (4/5) comme j'ai pu en parler plus haut a évolué.
A l'époque Dario Argento aimait laisser le spectateur dans le doute concernant le tueur, en montrant par exemple seulement les gants noirs ou alors nous mettait à l'intérieur même de
l'assassin.
Là où ça n'a pas changé, c'est que les meurtres sont toujours filmés en gros plan et qu'il a toujours un goût très prononcé pour l'hémoglobine. Je trouve que son style a un peu évolué vers un
coté voyeur. Je trouve cela un peu dommage car son ancienne façon de filmer faisait toute l'ambiance.
Concernant Pelts, j'ai retrouvé une certaine ambiance musicale qui colle très bien aux moments de folie des personnages.
Résumer:
Les deux épisodes de Masters of Horror ont montré une grande évolution du giallo dans ça façon de filmer. Je pense que la nouvelle génération va apprécier mais les fans du style de l'époque
peuvent être frustrés.
En gros, on a plus le mystère et toute l'ambiance des films de l'époque, mais on retrouve un genre différent plus voyeur, avec une nouveauté qui est l'ambiance qu'un élément extérieur peut avoir
sur des individus.
En tout cas, ces deux épisodes sont à découvrir...
Bande annonce en vo: (à partir de 16 ans)
Les 20 premières minutes de l'épisode: (à partir de 16 ans)
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