Massif: Mont-Blanc.
Style: Alpinisme; course rocheuse.
Difficultés: D-; 4c; 4a oblig; 710m de dénivelé; 160m d'escalade; un peu de recherche d'itinéraire dans la partie rocheuse d'approche à la Salle à Manger; itinéraire très fréquenté; l'essentiel de l'itinéraire est équipé avec une corde fixe.
Altitude et orientation: 4013m et orientation sud-ouest. Ne pas attaquer trop tôt, le soleil arrive sur la face en milieu de matinée en pleine saison et vers 12h00 fin août.
Compagnons du jour: Ben et Fredo.
Intérêt (1à5): 5-. (magnifique itinéraire malheureusement sur-fréquenté)
Cette journée est une revanche. Vers la mi-juillet avec Ben, on avait prévue de faire cette course mais l'attente interminable au niveau de la Salle à Manger nous avait obligé à rebrousser chemin.
Les vacances se terminant à la fin de cette semaine, j'ai eu comme envie de faire un 4000m. J'ai proposé à Fredo d'aller faire un tour en Suisse pour en faire un à la journée.
On s'est finalement dit que ça faisait beaucoup de route pour 1 sommet . On a donc pensé à la Dent du Géant. Pour Fredo se serait une deuxième sur la cime.
J'ai ensuite appelé Ben qui fut ravi de tenter à nouveau l'aventure. Cette fois se serait avec une première benne et avec un peu de chance on aurait la dernière...
Pendant l'approche, on profite d'une belle vue sur la Dent du Géant qui domine le Glacier.
La Vallée Blanche.
Après une approche glacière menée "tambour battant", on attaque une partie rocheuse où le rocher demande de l'attention. Si on se tient près de la trace le plus gros des blocs est purgé.
L'envers de la Dent où se déroulent les rappels.
Nous voici à la Salle à Manger. Cette fois il n'y a pas trop de monde; simplement une cordée à l'attaque.
Des cordée attaquent et d'autres reviennent des Arêtes de Rochefort.
Puis c'est parti pour l'ascension. On a eu bien froid au début à cause d'un vent assez fort qui soufflait en rafale. J'ai eu le droit à quelques onglets aux mains.
La Mer de Glace et les Aiguilles de Chamonix rive gauche.
Les fameuses plaques Burgener.
Malgré la fréquentation et l'entassement aux relais, tout c'est fait dans la bonne humeur. Dans l'ordre Fredo avec son casque bleu, deux anglais et une cliente avec son guide.
Nous voici maintenant sur l'arête sommitale avec le versant sud du Mont-Blanc au deuxième plan.
Et voici Fredo au sommet de la Pointe Selle. (4009m)
Pour atteindre le point culminant, il faut traverser ce bout d'arête. L'aller retour prend environ 20minutes. Le rappel lui se situe au pied du premier sommet.
Ben au sommet la Pointe Graham (4013m) avec les Grandes Jorasses au fond.
Puis Fredo et moi-même au sommet. C'est dommage, en ce moment la vierge n'est pas là pour nous accueillir; apparemment elle serait en rénovation.
Une cordée arrive au sommet de la Pointe Selle.
Les Arêtes de Rochefort.
On a ensuite tiré les rappels par la face sud; ils sont très pratiques; il y a plein d'emplacements possibles.
Il est 15h00 une fois de retour à la Salle à Manger et la dernière benne à 16h30. On a vite plié les affaires et un peu couru à la descente afin d'éviter d'avoir à descendre les 2000m de dénivelé qui ramènent à Courmayeur.
C'est réussi; on a eu la benne. Du coup on a bu un coup au niveau de l'intermédiaire en attendant que ce soit notre tour de descendre.
Résumer:
Ce sommet propose l'une des plus belles vue que j'ai pu connaître dans le massif du Mont-Blanc. Le cadre est grandiose et le point culminant esthétique. Cette course peut se faire sans problème à la journée à condition qu'il n'y ai pas trop de monde, ce qui est rarement le cas.
Les conditions ont été excellente.
Bien content aussi d'avoir pris la revanche en compagnie de Ben et Fredo avec qui j'ai partagé de bons moments. J'espère ne pas les avoir trop stressé avec mon habitude de vouloir foncer une fois dans la voie.
On peut aussi regretter la présence de la corde, mais il faut reconnaître qu'elle fait bien gagner du temps et que les courses sans équipement ne manquent pas à Chamonix lorsque l'envie de poser du matériel se fait forte.
Sommet à découvrir absolument mais hors saison pour éviter la foule.
Les cimiens l'ont dit